/!\ ALERTE GUIDE D’EXPO /!\

Jusqu’au 18 juin, la Condition Publique de Roubaix accueille les œuvres de 50 des plus grands street artists de l’histoire dans le cadre de l’exposition « Street Generation(s) ». Le lieu de l’exposition, anciennement destiné au stockage de matériaux textiles, vous plonge immédiatement dans l’univers industriel si singulier qui caractérise la ville de Roubaix, autrefois grande puissance industrielle textile de France. Les œuvres sont réparties dans les deux salles du grand bâtiment : à gauche, l’organisation de la salle vous guide au travers des œuvres de 50 artistes de renom aux techniques diverses, allant de l’aérosol au pochoir, en passant par le collage. Auprès des œuvres, une petite plaquette explicative de chaque artiste vous livre un descriptif clair et précis sur leur parcours et leur univers. On peut entre autres citer JayOne, Nasty, Banksy, Keith Haring…Certains artistes se sont même déplacés pour l’occasion afin de peindre directement sur les murs du bâtiment, tandis que d’autres œuvres connues de tous ont été sélectionnées par les organisateurs.

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On retient en particulier un beau panorama de l’œuvre du très célèbre Shepard Fairey, fondateur de Obey, qui parle au plus grand nombre. Le style imposant et très marqué de l’artiste émane de ses quelques œuvres exposées et il est difficile de ne pas être captivé par l’énergie qui s’en dégage. En vous arrêtant devant les différentes œuvres, leur taille « grandeur nature » caractéristique du street art vous permettent de laisser parler votre imagination et de vous laisser transporter, voyageant entre Brooklyn et Paris. Elles vous plongent au cœur des années 80 ou bien vous rappellent le street art des années 2010.

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 En contemplant un graffiti, vous pouvez vous laisser surprendre à vous imaginer sur le quai de gare où il a été peint. Pour prendre un peu de recul, un petit escalier placé au milieu de la salle surplombent les différentes toiles et font apprécier une vue d’ensemble. Une petite porte dissimulée sur la droite de la grande pièce donne sur une partie de la cour couverte. Vous y trouverez des caravanes tagguées qui témoignent de l’ampleur du travail des graffeurs. Si vous suivez le sens de l’exposition, il vous reste ensuite à franchir une nouvelle fois la petite porte pour terminer la visite de la salle, puis traverser à nouveau la cour pour accéder au second espace.

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Au rez-de chaussée, à côté de l’espace restauration du bâtiment, quelques tableaux sont encore exposés. Mais c’est en montant quelques marches que la Condition Publique nous dévoile son plus bel atout. En effet, en haut des escaliers se trouvent les toits-terrasses du bâtiment, où sont habituellement cultivées différentes variétés de plantes. En exclu pour l’exposition, le lillois Jef Aérosol nous a fait l’honneur de laisser sa trace dans le haut lieu de culture roubaisien, avec un immense pan de mur recouvert de son travail au pochoir. Les personnages peints sur le grand mur en béton font écho à la diversité de la population de la ville et mettent en valeur sa richesse culturelle. En plus de l’œuvre, vous pouvez compléter l’exposition par une vue agréable de la ville, dont les toits rappellent le passé industriel.

Dans la cour couverte du bâtiment, des food trucks permettent de prendre un verre ou de se restaurer pour prolonger la ballade.

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Du mercredi au dimanche de 13h à 19h, pour la somme de 5 euros au tarif standard et 3 euros au tarif étudiant sur présentation d’un justificatif, la Condition Publique offre à la métropole lilloise, le temps de quelques semaines, une véritable immersion au cœur du street art, dans un univers mêlant au passé industriel de la région un dynamisme nouveau insufflé par les nouvelles générations. Pour 3 euros de plus, le dimanche à 16h, il est même possible de bénéficier d’une visite guidée. Située à 20 minutes de métro du centre de Lille (Ligne 2, station Eurotéléport), la Condition Publique accueille régulièrement expositions, salons et autres festivals. L’espace, dont on a assez vite fait le tour, offre toutefois un panorama complet et très instructif de quatre décennies d’art urbain autour de l’œuvre de cinquante artistes. La grande variété de styles pourra donc permettre à chacun de se retrouver dans certaines œuvres.

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Pour ceux qui resteraient sur leur faim, six artistes ont dissimulé des fresques dans les rues voisines, libre à eux de s’y promener pour les admirer.

Une exposition claire, complète, bien construite autour d’un art présent partout sur lequel on ne se penche pas toujours, qui vous fera sans aucun doute voyager à moindre frais.

Le lien du site et la billetterie par ICI 😉

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Céliandre Kaminski

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