Show Review : Hamza entre dans la cour des grands

Hamza à l’Ancienne Belgique. On y était. Et on ne regrette rien.
Nous sommes le samedi 24 février. Le froid de la soirée contraste sensiblement avec la chaleur de l’ambiance qui règne à deux pas de la Grand Place. C’est là, en plein centre de Bruxelles, dans une salle comble des balcons à la fosse, que le rappeur, en terrain connu, a donné rendez-vous à ces aficionados, pour son 1er concert dans une salle de cette envergure.
Et le moins qu’on puisse dire, c’est que sur l’Ancienne Belgique a soufflé un vent nouveau.
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“J’vois la gloire juste au bout du sentier”

Qualifié par certain de “petit prince du rap”, ce jeune bruxellois de 23 ans ne cesse de surprendre par cette ambivalence, voire cette versatilité extrême qu’il dépeint dans ses sons et ses projets. Car le jeune prodige change de style comme de chemise, allant de la trap aux instrumentaux raïs, de l’autotune au Rn’B. Ajoutez à cela sa musicalité naturelle ainsi que sa productivité, et vous obtenez une référence dans le paysage rap francophone, un artiste en accomplissement, et surtout… Un rappeur hors-pair, définitivement doué pour marier tous les sons du rap jeu. Après être sorti de l’ombre avec sa mixtape H24, il s’installe un peu plus au sein de la scène belge à travers ses nombreux projets, de Zombie Life à Santa Sauce.
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“Pull up dans le club on fait ça propre on fait ça clean”

Habitués à l’autotune et aux chansons mielleuses du rappeur bruxellois, on aurait pu s’attendre à un show plutôt calme et doucereux. À un air de flirt et de zouk plutôt qu’à un gros pogo bien brut. Loin de là. Gare à ceux qui s’attendaient à un concert tranquille. Si l’artiste, -showcase derrière oblige- ne semble pas avoir mis toute son énergie sur scène, le public bruxellois pour le coup était là pour transpirer. De la fosse au balcon, la foule bouillante remuait, se mouvait au son des mélodies sucrées.
Sur la scène, des éclairages roses et bleus donnent l’impression de faire face à la cover de 1994 – son dernier projet-, les mouvements et le son en plus. A l’arrière, toujours fidèle à son poste, Bellagio -son DJ- veille aux instrumentales, bien installé face à ses platines.
 
L’apogée du concert se fait à la dernière chanson, Jodeci Mob. L’instru pour le moins sombre commence et le nouveau Michael Jackson, comme il aime à se faire appeler, scinde la foule en deux et fout le zbeul comme rarement on l’a vu. Il refera la chanson plusieurs fois, afin de s’assurer que la foule donne tout ce qu’elle a avant de la laisser seule, et en sueur.

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“Ma ville me trouve mortelle”

L’énergie était là, emplissant la salle et les corps. Ce concert, s’il restera mémorable, c’est aussi parce que, quoi qu’on dise, voir un artiste dans sa propre ville reste une expérience particulière. Il y avait comme une osmose entre le public belge et ce petit prince du rap, qui pourtant plait tant à ses cousins français…

“J’ai des groupies de Paris à Marseille”, en passant par Lille ?

Bref. Bien que petit de taille, Hamza sait livrer des concerts hauts en couleurs, et d’une grande qualité.
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Article rédigé par Juliette Gomez.

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