Show Recap : Lomepal au Zénith de Lille

21 heures. Lomepal entre sur scène, un Zénith plein à craquer devant lui. Les gradins s’enflamment, la fosse se presse vers la scène. Des cris majoritairement jeunes et féminins l’acclament, assez fort pour étouffer les première notes de son ouverture sur 1000°.

L’ambiance bat son plein dès le premier quart du concert. À l’arrivée des guests belges Caballero & JeanJass sur X-Men, la fosse bouillonne et le Zénith entier reprend en chœur les paroles des rappeurs. Le climat devient électrique et atteint son paroxysme sur Lucy, qu’il interprète accompagnée de son backeur.

Malgré les 7000 spectateurs, on notera qu’il n’y avait peu voire pas de pogos ; ce qui reste cohérent au vu de son public, différent de celui qu’il pourra trouver aux Ardentes ou dans d’autres festivals du même type. Cela n’enlève rien à l’ambiance qui s’empare de ce Zénith, et s’explique aussi par les sujets véhiculés dans ce second album. Les morceaux de Jeanine traitent en majorité de thème chers à l’artiste : il y évoque l’image d’un père absent, d’une grand-mère schizophrène ou encore de la difficulté de se sentir à sa place et de solitude.

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À la moitié du concert, les projecteurs se braquent en plein milieu des tribunes, d’où Lomepal surgit des escaliers. Débute alors un moment assez calme, où s’enchaînent trois chansons d’amour douces : Danse, Tout lâcher et Le vrai moi. Au milieu du deuxième morceau, il se décide à parcourir le public en désescaladant les tribunes pour rejoindre la fosse qu’il traverse pour revenir à la scène principale.

Avec ce Zénith, Lomepal nous offre une véritable performance artistique, en particulier grâce aux nombreux jeux de lumières sur scène et l’accompagnement remarquable au piano et à la guitare.

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Ce moment calme révèle la sensibilité du rappeur, encore une fois grâce aux chansons interprétées et aux jeux de lumières. Lomepal réussit à s’adresser aux jeunes avec style et panache, étonnant toujours par son habileté à manier la plume. Il parle à une jeunesse désenchantée, qui chante ses mots à tue-tête.

Cependant, l’enchaînement de trois morceaux très doux tranquillise peut-être trop la salle, ce qui handicape Lomepal pour par la suite relancer le public. Cela s’est surtout senti sur le dernier rappel, une nouvelle reprise de 1000°, durant laquelle Lomepal a du mal à relancer la salle au premier refrain.

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Il invite cependant sur scène sa 1ère partie, Fixpen Sill, pour les derniers instants dans ce Zénith où le public finit enfin par se ranimer.

Il clôture finalement le concert dès la fin de ce dernier morceau, quittant très rapidement la scène une heure et demie à peine après son arrivée, pour l’un de ces premiers Zénith de cette nouvelle tournée.

 

📝📸 : Gwendoline Morel

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