Songe et Yseult se dévoilent à l’Aeronef

Le 14 septembre dernier, Songe et Yseult se produisaient à l’Aéronef. Retour sur cette soirée.

L’Aéronef est une petite salle située au coeur du centre commercial Euralille. Lorsque nous y entrons, le public, composé d’une centaine de personnes, est rassemblé près de la scène et attend impatiemment l’arrivée des deux artistes. Cette modeste affluence s’explique par le statut des deux chanteuses de la soirée, Yseult, et Sônge, qui ne sont arrivées que récemment sur la scène musicale francophone. Cela a toutefois ses points positifs, notamment le privilège d’une certaine proximité avec les artistes.

Rapidement, Yseult fait son entrée sur scène. La jeune artiste de 25 ans, finaliste de la saison 10 de la Nouvelle Star, nous chante d’une voix douce « Rouge », un titre issu de son projet du même nom. S’en suit un extrait de « À nos souvenirs », morceau issu d’une collaboration avec le rappeur Jok’air. Faisant écho à la musique, les projecteurs diffusent des lumières chaudes, qui seront omniprésentes tout au long du concert. Accompagnée de deux musiciens, un guitariste et un batteur, la Parisienne semble avoir opté pour la simplicité, la convivialité. Cela se confirme entre les morceaux, où Yseult n’hésite pas à nous livrer quelque détails de sa vie personnelle, des anecdotes… Elle intéragit avec le public, qui n’hésite pas à lui répondre. L’interprétation de « Noir », son dernier single, instaure une osmose entre l’artiste et les spectateurs, qui chantent les paroles à l’unisson. Le concert continue, avec trois titres plus rythmés, « Mon étendard », « Rodéo » et « Diego ». Le public oublie sa réserve et certains n’hésitent pas à tenter quelques pas de danse. La fraîcheur des parties instrumentales et la bonne humeur transmise par la chanteuse donnent le sourire à chaque personne présente dans la pièce. L’artiste même semble plus à l’aise, elle qui sur scène chante de profil car elle « n’ose pas regarder son auditoire dans les yeux ». La justesse vocale d’Yseult lui permet également de chanter a capella « Sur le Fil », morceau pour lequel elle interprète également le couplet d’Angèle. Enfin, en guise de conclusion, elle entonne « Rien à prouver », titre retraçant une partie de sa vie, qui nous invite à prendre les clés de notre destin.70234866_2402342320038197_3507692837091147776_n

Un quart d’heure de pause est nécessaire au changement de scénographie pour le deuxième concert. Peu d’éléments sont modifiés, toutefois; on peut noter que Sônge fait le choix de chanter seule, lançant ses parties instrumentales grâce à un clavier MIDI. Le premier morceau qu’elle nous présente s’intitule « Caprice des Dieux ». Il s’agit du seul texte qu’elle a écrit en français; elle privilégie habituellement la langue de Shakespeare. Le code couleur des projecteurs n’est pas le même qu’en première partie. En effet, Sônge privilégie le bleu pour illuminer la scène. Durant l’interlude, le public semble s’être un peu endormi. Ne maîtrisant pas forcément les paroles, ce dernier semble moins actif. Il est probable que l’artiste l’ait senti car elle enchaîne deux morceaux plus dansants, « Now » et « Colorado», qui ravivent l’intérêt de l’auditoire. Ce dernier chante avec elle lorsqu’elle reprend le célèbre titre « Validée » de Booba, en acoustique. Suit l’interprétation d’un texte qui lui tient à coeur, nommé « Soukounian ». Il fait référence à une entité vaudou, et est issu d’une collaboration avec le rappeur Ash Kidd. Elle prend le temps de nous expliquer la symbolique de ce titre et l’histoire de ce démon (qui est omniprésent dans notre vie, et qui prend le contrôle de la personne qui le reconnaît). Elle finit son concert par deux morceaux beaucoup plus funk/ pop, « Roses » et « Magic Hairdo » (une ode aux cheveux africains). Sa performance effectuée, Sônge quitte rapidement la scène, preuve, sans doute, d’une certaine timidité. Ainsi, à 23h, le concert se termine après deux heures de musique. Celui-ci était dans son ensemble très réussi, les deux artistes n’ont fait aucune fausse note, et elles chantent juste (ce qui est de plus en plus rare). Malgré quelques « instants faibles » le concert a été largement apprécié. Deux artistes à suivre donc, puisqu’elles risquent de faire davantage parler d’elles à l’avenir.

Texte: Pablo May Geneste

Photo: Nicolas Tanner

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